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Revue APNA N°156 - 4 ème trimestre 2011

Éditorial du Président

Mes Vœux pour 2012

mercredi 7 mars 2012, par BOUVET Geoffroy - Président

Trouver une solution au chômage des jeunes pilotes français


Geoffroy BouvetSi Airbus et Boeing sont en conflit récurrent sur fond de guerre commerciale, ils s’accordent sur la nécessité de doubler le nombre d’écoles de pilotage d’ici 10 ans afin de trouver les équipages nécessaires pour piloter les avions qu’ils ont déjà vendus.

L’avenir pourrait être radieux pour nos jeunes pilotes en formation ou déjà sortis du cursus. Pourtant leurs rêves de cockpit se réduisent pour la plupart d’entre eux au chômage.

L’absence de croissance des compagnies aériennes françaises confrontées à la crise et à la concurrence de low-cost, conjuguée avec le déplafonnement de l’âge de la retraite des pilotes français, ne laisse que peu de perspective d’embauches de pilote en France d’ici 2015.

Le marché du travail dans les pays émergents, ou moyen-orientaux, semble plein de promesses à ceux qui répondent aux critères de recrutement.

Malheureusement, notre cursus de formation d’ATPL, CPL-IR-MCC, est inadapté aux besoins de marché international du travail qui exige une expérience sur un type d’avion commercial.

Pragmatiques, les principales écoles anglaises de pilotage ont développé des partenariats avec des compagnies aériennes. Les candidats ab initio sélectionnés seront appelés à faire une adaptation en ligne payante, ticket gagnant pour soumettre son dossier de candidature dans des compagnies qui embauchent. De même, dans le cadre de son alliance avec China Eastern, Air France a formé les cadets chinois jusqu’à l’adaptation en ligne.

Pourquoi ce qui est possible pour les étrangers ne serait-il pas transposable au bénéfice de nos propres jeunes en formation ou en attente d’emploi ?

Nous avons tous vécu sur cette croyance rassurante que notre horizon professionnel pouvait se limiter aux compagnies françaises. La crise économique va forcer la France à s’adapter à un monde qui ne nous attend pas.

Malgré elle, notre corporation devra aussi accepter qu’une faible proportion des OPL de leur secteur de base, soit des stagiaires en formation si nous voulons donner un avenir à nos jeunes et préserver nos écoles françaises de pilotage.

Bonne année à tous. L’avenir sera ce que nous voudrons collectivement construire.


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