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Boites noires : recommandations OACI

mardi 8 février 2011, par GUIBERT Claude - Président

Tirant les leçons des difficultés rencontrées dans l’enquête sur l’accident du vol Air France 447, englouti dans l’Atlantique Sud, l’OACI envisage de publier plusieurs recommandations techniques concernant le dispositif d’enregistrement des paramètres de vol.


La 4ème campagne de recherches des enregistreurs de conversations (CVR) et de paramètres de vol (FDR) de l’avion d’Air France accidenté au-dessus de l’Atlantique Sud, lors du vol AF 447 de RIO à PARIS, va débuter prochainement. Tout le monde aéronautique espère que ces enregistreurs pourront enfin être retrouvés, repêchés et également se révéler encore exploitables…

Tirant les leçons des difficultés rencontrées, dans ce cas précis, par les enquêteurs, handicapés en effet par l’impossibilité actuelle d’accéder aux contenus des enregistreurs, l’OACI envisage de publier prochainement quelques recommandations…

- La première consisterait à augmenter sensiblement la durée d’émission des balises internes à ces enregistreurs, permettant ainsi de les localiser pendant une période plus longue. Ceci ne devrait pas poser de problème technique important puisqu’il s’agit essentiellement de remplacer, à l’intérieur des enregistreurs, les batteries actuelles par des batteries disposant d’une longévité plus grande. On passerait d’une obligation de temps d’émission de 30 jours à une durée de 90 jours.

- La seconde idée est de prévoir des balises éjectables et flottantes : ceci est un peu plus compliqué techniquement à réaliser car il faut aussi modifier les avions eux-mêmes… La question se pose également de savoir si l’on modifie seulement les prochains avions à construire ou si l’on décrète l’obligation de modifier tous les avions en service…

- Enfin la troisième piste de réflexion tourne autour d’un système de transmission satellitaire immédiat, pendant le vol lui-même, des paramètres de vol de l’avion. D’emblée il faut bien constater que la transmission continue de tous les paramètres de vol enregistrés est pratiquement impossible (un Airbus A 320 enregistre plus de 600 paramètres et un A380 plus de 3500 !). On pourrait éventuellement sélectionner quelques paramètres considérés comme indispensables et les transmettre à une cadence relativement rapide. Mais l’expérience montre que, chaque accident relevant de causes généralement multiples et variées, il est fort probable que les quelques paramètres choisis ne s’avèrent pas vraiment, dans chaque cas d’accident rencontré, particulièrement pertinents....


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Voir en ligne : Ref APNA - Article 4 avril 2009