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Lettre à Son Excellence Danilo Medina Sánchez, Président de la République dominicaine, pays dans lequel sont injustement emprisonnés deux pilotes français, Pascal Fauret et Bruno Odos.

 

 

 

 

 

 

 

Monsieur le Président de la République,


Au nom du peuple français et au nom de l'ensemble des professionnels du transport aérien, je tiens respectueusement à attirer votre attention bienveillante sur la situation des deux pilotes français incarcérés abusivement à la prison d'Higüey depuis mars 2013.
Le 20 mars 2013, sur l'aéroport de Punta Cana, une opération anti-drogue a été organisée par la Direction Nationale dominicaine de Contrôle des Drogues (DNCD) en collaboration avec la DEA américaine. Cette opération a conduit à l'arrestation de quatre ressortissants français, dont deux pilotes d'un Falcon 50 B : Pascal Fauret et Bruno Odos, exécutant un vol transatlantique à la demande de leur employeur.
Ce vol qui disposait de toutes les autorisations et habilitations nécessaires, transportait un passager et son intermédiaire commercial. Les vingt-six valises de ces derniers se sont avérées contenir 630 kilogrammes de cocaïne. Or, bien que les pilotes ne soient jamais responsables du contenu des bagages d'un passager - conformément à la réglementation internationale - la justice dominicaine a fait incarcérer nos deux compatriotes dans l'attente du procès de cette affaire ; procès reporté sine die. Pascal Fauret et Bruno Odos sont victimes d'un déni de justice. Depuis maintenant une année, ces pilotes salariés d'une société française d'aviation d'affaires, sont en effet abusivement détenus sans aucune raison valable.
Les magistrats les soupçonnent sans preuves tangibles d'être complices d'un trafic international de drogue. Cependant, les accusés n'ont jamais pu être entendus ou s'exprimer devant un tribunal. De reports d'audiences en reports d'audiences, les droits les plus élémentaires de la défense de nos deux compatriotes ont été systématiquement bafoués. Il s'avère que l'aéroport de Punta Cana dispose évidemment d'un service de sûreté payant, en charge du contrôle des bagages des passagers et de ceux des équipages.

 

 

 

 

 

 

Pourtant, les juges qui exercent la justice en République dominicaine refusent de comprendre que Pascal Fauret et Bruno Odos, comme tous les pilotes, ne sont pas habilités à contrôler les bagages.

La décision relative à leur maintien en détention provisoire est donc d'autant plus incompréhensible que vos services ont parfaitement conscience de l'absence d'implication de Pascal Fauret et Bruno Odos, ceux-ci n'ayant été brièvement interrogés qu'une unique fois.

 

Monsieur le Président, quelle image souhaitez-vous donner de la République dominicaine ? Mercredi 19 février après-midi, la Cour suprême dominicaine a annulé l'audience du 25 février 2014 et décidé du transfert du dossier à la Cour de Saint-Domingue.

En France, l'arrestation arbitraire de Pascal Fauret et Bruno Odos a fortement ému la communauté française. L'affaire a été fortement médiatisée par toute la presse hexagonale, pourtant prudente. De surcroît, le principal syndicat de pilotes français a proposé de ne plus assurer les vols vers la République dominicaine. Enfin, de plus en plus de Français, voire d'Européens, boycottent déjà la République dominicaine comme destination de vacances. Monsieur le Président Médina, si pour vous écrire j'ai repris le titre d'un célèbre article, d'Emile Zola, un grand écrivain français ennemi de l'injustice, c'est que nous avons dépassé le stade de l'incident diplomatique. Vous ne pouvez et ne devez nier le droit des pilotes d'aucun pays du monde.

Nous, professionnels du domaine aérien et amis de votre pays et de votre peuple, ne comprenons pas l'acharnement des services judiciaires dominicains à nier les droits les plus élémentaires de Pascal Fauret et Bruno Odos. En substance, je vous accuse de ne pas intervenir et d'autoriser officiellement un déni de justice. Combien de temps encore, allez-vous tolérer cette situation ?

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